Une petite caravane à la périphérie de la ville
Ça et là un tas de chiffons d’ où poussent des enfants.
Frais brouhahas
Yeux profonds
Eaux fraîches aux bras tendus vers l’océan
Petites abeilles prises dans le jeu de la vie
Un père gris comme le ciel en hiver
Gris comme les rues du monde
Grandes moustaches pour cacher l’amertume des lèvres
Un homme courbé assis à la périphérie de la ville
Le regard perdu dans le néant
Le feu éteint
Pas de douleur dans son regard, seulement de la résignation
Les chaussures trouées les plaies sur sa langue
Pour son éternel vagabondage pour sa quête éternelle
Mendier un travail
Un travail misérable pour avoir le droit d’ élever
qui croit encore à la vie
Pas de travail pour le tzigane
Tzigane voleur
Tzigane toujours fatigué
Tzigane las de mots hypocrites
Le regard perdu dans le néant
Le visage silloné de résignation
Une femme un cyprès frappé par le vent.
Traduzione di Cristina Ricci e Ivana Bulgarelli