Dans le tremblement de ta voix
Je reconnais mon envie de crier.
Dans tes yeux trop noirs
Je prédis le futur, le tien et le mien.
Je connais la rage qui te brise le cœur.
Désadapté, moqué, craint, apeuré,
Mordu, mastiqué, craché, oublié.
Peut-être aussi respecté, mais qu’importe ?
Affamé de pain et d’une caresse,
Sûr de toi que quand tu serres le poing,
Tu es prédateur, tu es bourreau,
Tu es immobile, étendu sur la croix.
Ils t’enseigneront à rire, à te déguiser,
A faire l’amour avec une femme,
A mentir, à trouver toujours le mot qu’il faut,
Peut-être aussi à rêver, peut-être aussi à espérer.
Mais dans ton petit cœur brisé
Tu continueras à serrer le poing
Pour ce dernier direct, le KO de ton passé,
Pour ne jamais dire – j’accepte.
Traduzione di Laurence Mazauric