Les jeunes tsiganes
Rasim
Les jeunes tsiganes
Parlent entre eux
Ils veulent la liberté
Les collines et les fleurs sur toutes les routes.
Et quand ils dorment
Sous les étoiles
Ils sont plus heureux
des jeunes gagé.
Ils ont à redire des jeunes tsiganes
Les gagé de la ville
Ils ne laissent pas leurs enfants
Enfermés tout le jour
Dans une cour.
Et nous jouons, nous,
Nous parcourons le monde
Et nous voyons tout, la nature,
Comme Dieu l’ a faite sur terre.
Né à Barice, en Bosnie, en 1943 dans une famille du groupe Xoraxané. Il erra à travers l’Europe avec son peuple. Il est mort, touché par une maladie incurable, en 1982. Enfant, dans les rapides haltes dans les villages et dans les villes, il fréquentait l’école apprenant ainsi à mettre par écrit sa vie tsigane, avec tous ses drames, son émargination et aussi ses espaces sans frontières. De l’observation, du désir de connaître naissent ses splendides poésies. Certaines font parties d’un volume en serbo-croate, « Zvjezde putuju » (étoiles en marche) ; de récente publication en Italie, « Rasim poète tsigane », un volume de poésies en tsigane avec traduction en parallèle. Rasim n’était pas seulement un poète, mais il était aussi un excellent narrateur, comme il est possible de s’en rendre compte dans ses récits publiés dans « LD ».
traduzione di Laureance Poggi